Visite au Ghana et portrait de Mr Trotignon, Directeur du réseau n+i

M. Trotignon, Conseiller du directeur exécutif du réseau n+i (réseau de 50 écoles d’ingénieurs en France) est venu au Ghana et a profité de son séjour pour rencontrer les interlocuteurs du dispositif de la coopération française ainsi que de potentiels partenaires universitaires et de l’industrie.

JPEGMr Trotignon avec l’équipe Campus France team et la conseillère en charge de la coopération universitaire

Visite au Ghana

M. Trotignon, Conseiller directeur exécutif du réseau n+i est venu au Ghana début février et a profité de son séjour pour rencontrer les interlocuteurs du dispositif de la coopération française (Campus France, Alliance Française), ainsi que de potentiels partenaires institutionnels : l’université du Ghana-Legon et l’université Ashesi. Il a également présenté aux élèves de seconde, première et terminale du Lycée Français d’Accra les différents parcours de formation ainsi que le métier d’ingénieur. M. Trotignon a en outre rencontré les entreprises françaises implantées au Ghana afin de leur présenter les formations et parcours qu’elles pourraient proposer à leurs collaborateurs dans le cadre de leur recrutement ou de la formation continue.

Portrait de Jean-Pierre Trotignon

- Pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je suis diplômé de l’école d’ingénieur des Arts et Métiers ParisTech, puis j’ai obtenu un « master of sciences » de l’Ecole Polytechnique, (Université de Montréal, Canada) et ensuite un diplôme de "Docteur ès Sciences Physiques », Doctorat d’Etat de l’Université Pierre et Marie Curie, Paris VI.
Ma carrière professionnelle s’est déroulée en deux parties. Une première partie comme enseignant chercheur, Professeur et de Directeur du département « matériaux » aux Arts et Métiers Paris Tech de Paris, et une deuxième partie dans les relations internationales d’abord en poste au service scientifique à l’Ambassade de France à Londres puis directeur du Réseau « n+i » que j’ai créé.

- Qu’est-ce qu’est n+i ?

Le Réseau fédère près de 50 Grandes Ecoles françaises d’Ingénieurs (Arts et Métiers Paris Tech, CentraleSupélec, Ponts Paris Tech, ENSAE Paris Tech, INSA, Polytech, …). Le Réseau « n+i » contribue à la formation des décideurs internationaux de demain.
« n+i » signifie qu’à une formation Nationale « n » ou ajoute une dimension Internationale « i ». Le Réseau « n+i » met l’accent sur les compléments culturel et linguistique aux formations académiques en proposant des formations d’ingénieur en complément d’une formation étrangère, des courts séjours culturels et scientifiques, des rendez-vous de réflexion sur les sujets d’actualité avec les entreprises, etc.
Le réseau offre, via une plateforme unique de candidature, des programmes de formation allant de 2 mois à 3 ans associés à un accompagnement personnalisé : avant le départ pour une meilleure orientation puis, dès l’arrivée en France, un accueil, les transferts, le logement, l’assurance, le compte en banque, les inscriptions…
Depuis près de 20 ans, près de 3 000 ingénieurs de 83 pays différents ont été diplômés, via le Réseau « n+i » dont près de 40 % de femmes.
www.nplusi.com

- Quelle est votre vision de la relation entre la France et l’Afrique et plus particulièrement avec le Ghana ?

On prévoit 1,3 milliard d’habitants en 2050 en Afrique dont une grande partie de locuteurs francophones. La croissance de ce continent contribuera de façon majeure à la croissance mondiale en y apportant toute sa richesse et sa spécificité. Pour ces deux raisons la formation d’ingénieurs bilingues (français et anglais) et pluriculturels est un élément crucial. Nous devons contribuer à former des ingénieurs et techniciens qui répondent aux critères suivants : des compétences technologiques, de management éthique, bien sûr mais aussi d’ouverture d’esprit, de créativité, d’entrepreneuriat, avec pour objectif de satisfaire les besoins des pays africains. Ceci nous impose d’innover et de nous éloigner de la simple duplication de programmes « classiques européens » en créant des programmes innovants plus centrés sur l’individu et sa capacité à entreprendre, à créer, à animer sur place des équipes que sur des acquis académiques formels sanctionnés par des diplômes stéréotypés.

- Pourriez-vous nous parler de vos projets au Ghana ?

La volonté, au plus haut niveau de l’Etat, de promotion de formations bilingues au Ghana, nous encourage à lancer, au Ghana, des projets novateurs tels que ceux précédemment abordés.

Nous réfléchissons à deux types de programmes pour les jeunes formés au Ghana :

1. De façon classique, nous envisageons de proposer des parcours bilingues clairement balisés dès le lycée (français par exemple) conduisant à une formation d’ingénieur en France avec une étape de Bachelor dans une université au Ghana. Le dernier semestre de stage « ingénieur » devrait pouvoir se faire au Ghana dans des entreprises internationales.

2. De façon plus innovante, nous pourrions proposer une formation « post secondaire » moins « scolaire » à des candidats recrutés sur la base d’un bilan de compétences et des qualités « entrepreneuriales », plus que sur des acquis académiques. Cette formation non diplômante serait, principalement, basée sur le développement des qualités de manager dans toutes ses composantes (son rôle sociétal, son intégration dans l’économie formelle, sa communication, etc.).

Dernière modification : 27/02/2018

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