Recherche médicale sur le paludisme : une coopération franco-ghanéenne [en]

Le gouvernement Français et l’Institut Noguchi du Ghana ont décidé de co-financer le doctorant en parasitologie, Bernard TORNYIGAH, dont la thèse porte sur la prévention du paludisme chez la femme enceinte. Il devient ainsi le premier étudiant ghanéen à obtenir le titre de Docteur à l’Université française de Paris Descartes ; Une bonne nouvelle pour la recherche et la coopération médicale franco-ghanéenne.

Bernard TORNYIGAH, étudiant au Noguchi Memorial Institute for Medical Research de l’Université de UG et à la faculté de Pharmacie de l’Université Paris Descartes, a brillamment défendu sa thèse de Doctorat, cofinancée par le gouvernement français et l’Institut Noguchi, le 13 décembre 2019 à Paris. Il a obtenu le titre de Docteur de l’Université de Paris Descartes.

De la prévention du paludisme chez la femme enceinte

Son travail de thèse porte sur les défis et les stratégies innovantes de prévention du paludisme chez la femme enceinte. Il a effectué ses travaux de recherche au sein du Laboratoire MERIT de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) qui travaille également en partenariat avec le Noguchi sur le paludisme, sous la direction du Pr. Nicaise NDAM. 
Ce travail de thèse vise à évaluer la couverture et le bénéfice clinique de la nouvelle politique du traitement préventif intermittent du paludisme pendant la grossesse, d’identifier les défis d’une nouvelle politique de santé publique et vaccinale en la matière, mais également déterminer quels seraient les déterminants d’une stratégie vaccinale efficace contre le paludisme placentaire.

un vaccin contre le paludisme placentaire

Les travaux réalisés au cours de cette thèse montrent que le traitement préventif intermittent (TPI) à base de Sulfadoxine-Pyrimethamine (SP) reste confronté à de difficultés majeures notamment la non couverture du premier trimestre de grossesse, durant laquelle la prévalence des infections est très élevée. Le développement de mutations parasitaires associées à la résistance à la sulfadoxine pyriméthamine (seul médicament approuvé pour cette stratégie), remet en question l’efficacité de l’utilisation de la SP à terme. De plus, cette thèse montre que les efforts actuels visant à mettre au point un vaccin contre le paludisme placentaire nécessiteront probablement une combinaison d’allèles pour obtenir un vaccin efficace sur les isolats de terrain.

Dernière modification : 03/02/2020

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