Migrations environnementales au Ghana et en Afrique de l’Ouest : « La France et l’Europe soutiennent les efforts visant à prévenir les migrations forcées en raison de la dégradation de l’environnement ».

Le mardi 11 avril, l’ambassadeur de France au Ghana, François Pujolas, a ouvert un atelier de renforcement des capacités sur les migrations, l’environnement et les changements climatiques à l’hôtel Alisa à Accra.

Il a limité les problèmes liés au phénomène des personnes déplacées en raison des catastrophes naturelles et de la dégradation de l’environnement de manière plus générale, dans le contexte de Ghanéen et d’Afrique de l’Ouest.

À titre d’exemple, il a été rappelé que les graves inondations de 2007 dans la partie nord du Ghana, qui ont touché près de 400 000 personnes, ont causé la destruction d’environ 200 écoles, 45 cliniques et environ 1000 km de routes. Personne ne sait combien de personnes ont quitté la région temporairement ou définitivement.

Bien que la situation au Ghana soit particulièrement sensible, de nombreux pays d’Afrique et d’Asie sont également vulnérables à des phénomènes comme la déforestation, la dégradation des terres, les activités hautement polluantes - comme les mines illégales et la surpêche. Dans ses remarques, l’ambassadeur de France a déclaré : "La France et l’Europe sont désireuses de soutenir les efforts visant à réduire la vulnérabilité et à prévenir les migrations forcées en raison de la dégradation de l’environnement".

La France a activement participé à la résolution des problèmes liés à la migration et au changement climatique, par exemple en soutenant le projet ‘’Nansen’’. L’ambassadeur a donc appelé à davantage d’initiatives en matière de protection de l’environnement liées au projet de "Grand mur vert vert pour le Sahara" qui vise à mettre en œuvre des projets de gestion des ressources naturelles de manière concertée et coordonnée pour améliorer les conditions de vie des populations. En outre, la France soutient l’initiative prise par le Sénégal et le Maroc intitulée « Durabilité, sécurité et stabilité ». Les principaux objectifs de cette initiative sont les suivants :

- Réduire le risque de catastrophes naturelles liées au changement climatique - par exemple grâce à un système efficace d’alerte précoce,
- Développer de nouvelles activités dans les zones rurales liées à l’agriculture ou à l’écotourisme,
- Assurer l’accès à l’utilisation des terres par les populations.

Dernière modification : 24/04/2017

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