La promotion du sport féminin : un engagement fort de la France au Ghana

Jeudi 4 juillet, l’Ambassade de France a organisé à l’Alliance Française un débat d’idées sur le thème « Women in Sports : Inequalities, obstacles and reasons for hope ». Une belle occasion d’échanger sur les enjeux de la place de la femme dans le sport.

Des invités de renom pour aborder un sujet fondamental

La représentante de l’Ambassade de France a rappelé l’engagement de la France dans la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes et dans le développement du sport comme l’un de ses vecteurs. Après la diffusion d’un documentaire sur le football féminin en Inde qui a permis d’introduire des sujets clés (place de la femme dans le sport, potentiel du sport féminin, freins et obstacles à la pratique du sport par les femmes), les panélistes ont été invité à réagir. Parmi eux, Joyce Mahama de l’association Women in Sports Association of Ghana (WOSPAG), Eric Adoku coordinateur des activités de l’association Dunk qui intervient pour l’autonomisation de jeunes filles issues de quartiers défavorisés d’Accra par l’accès au sport (avec le soutien futur de l’ambassade de France) et Ameley Turkson, ancienne boxeuse, présidente de l’association des arbitres et juges de boxe d’Accra. La conférence a été animée par Juliet Bawuah, journaliste sportive et fondatrice de l’Africa Women’s Sports Summit, un événement qui a connu sa première édition cette année et qui traitait de la place que la femme devrait occuper dans le monde sportif.

JPEG

Des questions de fond soulevées

Différents points de vue ont été évoqués et le débat a donné lieu à de nombreux échanges. La discussion a d’abord porté sur les obstacles rencontrés par les femmes pour pratiquer un sport (souvent le reflet des inégalités qu’elles connaissent dans la société) et s’est poursuivie par l’identification de différentes recommandations. Ainsi, Mme Joyce Mahama, estimait qu’il fallait faire évoluer les mentalités et nommer davantage de femmes dans les postes clés des institutions sportives : « Nous avons besoin de plus de femmes à des postes importants, dans les fédérations il n’y a que des hommes » a-t-elle dit. Ameley Turkson a insisté, quant à elle, sur le besoin d’éducation : « Concernant les femmes et le sport : nous avons besoin d’éducation, c’est tout ».
Le débat a également porté sur la nécessité de ne pas opérer de distinction de genre en matière de pratique sportive.
Enfin, des solutions ont été envisagées et des récits, porteurs d’espoir, ont été livrés par les trois invités. Plusieurs organisations de la société civile sont intervenues durant le débat, telles que Right To Play Care and Action for Mental Health (appuyée par l’Ambassade dans son projet d’inclusion des personnes atteintes de maladies mentales à travers le sport) mais aussi des entreprises spécialisées dans le sport comme Décathlon.

Juliet Bawuah a en outre invité l’auditoire à se rendre dans les stades et arènes où les femmes font du sport à haut niveau, au-delà des discours sur le manque de visibilité des sports pratiqués par des femmes, afin de les faire exister dans l’espace médiatique et dans les politiques publiques du sport.

Des thèmes importants pour l’ambassade : sport & égalité des genres

La coupe du monde de football féminine organisée en France (7 Juin-7 Juillet) aura permis de braquer les projecteurs sur le sport féminin et sur l’importance que la France lui accorde. Ce fut aussi l’occasion d’explorer la problématique de la place des femmes dans le sport et, plus largement, d’aborder la question de l’égalité entre les sexes ; deux thèmes qui sont au cœur de la stratégie de la France au Ghana. Ce n’est effectivement pas la première fois que l’Ambassade de France au Ghana s’engage en matière de diplomatie sportive et de promotion du sport, mais aussi dans le domaine de l’égalité entre les femmes et les hommes et, plus largement sur les problématiques relatives au genre, axe fort de la coopération franco-ghanéenne

JPEG

Dernière modification : 05/07/2019

Haut de page