La France soutient le Ghana dans la ratification de la Convention des Nations Unies sur les cours d’eau et de la Convention des Nations Unies sur l’eau.

Pour une gestion durable de l’eau, La France soutient le Ghana dans la ratification de deux conventions ayant pour but la bonne gestion de ressources en eau

La gestion des ressources en eau est d’une importance capitale non seulement pour le développement économique des pays concernés, mais aussi pour éviter les conflits. Comme l’a indiqué l’Ambassadeur de France au Ghana, S. E. François Pujolas : "L’eau ne doit pas être une source de division mais un facteur de coopération entre les Etats".

Les Nations Unies (ONU) estiment à 40% les conflits liés aux ressources naturelles. Cette situation est aggravée par le changement climatique en particulier, du fait de son impact sur la dégradation des terres et la désertification.

La gestion internationale : un défi pour le Ghana

Le Ghana possède d’importants cours d’eau transfrontaliers (bassins hydrographiques des fleuves Volta, Tano et Bia) qui contribuent grandement au développement socio-économique du pays. Il est important que le Ghana coopère pleinement avec ses voisins riverains et d’autres pays du monde entier sur la question des cours d’eau internationaux. L’adhésion aux conventions mondiales sur l’eau peut aider le Ghana à mieux promouvoir et renforcer la coopération transfrontalière dans le domaine de l’eau.

Les deux accords mondiaux ouverts à la participation du Ghana, en tant qu’État Membre des Nations Unies, sont les suivants :
-  La Convention de 1992 sur la protection et l’utilisation des cours d’eau transfrontières et des lacs internationaux (Convention de 1992 sur l’eau) ; et
-  Convention des Nations Unies de 1997 sur les utilisations des cours d’eau internationaux à des fins autres que la navigation (Convention de 1997 sur les cours d’eau).

Le Ghana a signé la Convention de 1997 sur les cours d’eau et la Convention de 1992 sur l’eau a été ouverte à tous les pays du monde. Le Ghana n’est pas partie aux Conventions, mais doit encore les ratifier.

Quel intérêt le Ghana a-t-il à ratifier cette convention ?

La majorité des fleuves et des ressources en eau du monde sont internationalisés. Le Ghana ne fait pas exception. Le Ghana n’est pas partie aux Conventions, mais pourrait bénéficier de son consentement.

Cette ratification établira des règles pour l’utilisation, le développement, la conservation, la gestion et la protection des cours d’eau internationaux et encouragera leur utilisation optimale et durable au profit des générations présentes et futures, et vise donc à maintenir de bonnes relations avec les États voisins.

Elle comprend également la préservation des écosystèmes, la prévention, la réduction et le contrôle de la pollution, ainsi que la protection et la préservation du milieu marin.

La France a fortement investi dans la gestion des ressources en eau

La France soutient fermement la ratification de ces conventions par le Ghana. Par le biais de l’Agence Française de Développement (AFD), l’Agence Française de Développement, la France participe à des projets au Ghana pour améliorer la gestion de l’eau. Par exemple, en réhabilitant le barrage hydroélectrique pour sécuriser la production hydroélectrique de la centrale de Kpong et, à long terme, permettre l’irrigation de zones agricoles importantes, tout en réduisant l’utilisation de combustibles fossiles. ‘’A travers ce type de projet, la France participe activement à la bonne gestion des ressources en eau du Ghana afin de promouvoir le développement et la stabilité ", a souligné l’Ambassadeur de France au Ghana.

En conclusion, ces deux conventions sont les instruments privilégiés pour la mise en œuvre des objectifs 6 (eau et assainissement) et 16 (paix, justice, renforcement des institutions) de l’Agenda 2030 pour le développement durable. Par ailleurs, la France souhaite encourager le dialogue sur la question de la gestion des ressources en eau entre les Etats membres et les agences des Nations Unies telles que l’UNESCO sur les ressources en eau de surface et souterraine, ainsi qu’entre l’UNICEF et l’Organisation mondiale de la santé sur les liens entre les ressources en eau et l’accès des populations à l’eau potable.

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Dernière modification : 26/01/2018

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