Extraits du discours de M.François Pujolas, Ambassadeur de France au Ghana, à l’occasion de la réception organisée à la Résidence de France pour la Fête Nationale du 14 Juillet 2017

« L’année 2017 marque une nouvelle étape dans la relation entre la France et le Ghana. Nous célébrons le 60ème anniversaire de l’indépendance du Ghana et le 60ème anniversaire des relations diplomatiques entre nos deux pays. Il est également intéressant de noter que deux nouveaux présidents ont pris leurs fonctions dans chacun des deux pays depuis le début de cette année.

La France aujourd’hui souhaite renforcer son partenariat avec l’Afrique et considère que le Ghana est un acteur majeur dans le processus d’intégration régionale en Afrique de l’Ouest. Pour sa part, le Ghana souhaite approfondir les liens entre l’Afrique, la France et l’Europe. Emmanuel Macron et Nana Akufo-Addo devraient se rencontrer dans les prochains mois pour faire franchir une étape supplémentaire à notre relation bilatérale.

Symbole de la confiance que les deux pays ont dans leur partenariat, la construction de la nouvelle ambassade de France au Ghana. Cette confiance mutuelle a d’ailleurs été réaffirmée par le président du Ghana lors de la cérémonie de pose de la première pierre organisée en mars dernier.

C’est dans ce contexte qu’a été lancée notre initiative « France and Ghana : moving forward together », dont le but est de mettre en lumière les progrès accomplis dans notre partenariat. De nombreux événements ont déjà eu lieu, de nombreux autres sont à venir, que vous pouvez découvrir en consultant notre site et notre page facebook, French embassy in Ghana.

J’aimerais à ce stade vous présenter quelques exemples qui illustrent nos priorités :

  • attractivité du Ghana et confiance dans le dynamisme de son économie : je rappellerai tout d’abord l’ouverture en février dernier par Air France, d’une ligne directe entre Paris et Accra, mais également la signature, en avril dernier, d’un accord de partenariat entre l’agence de développement économique de la ville de Paris et le principal incubateur ghanéen, Meltwater entrepreneurial school of technology ;
  • Il n’y a pas de développement sans stabilité. Pour aider le Ghana à faire face aux défis sécuritaires dans la sous-région, nous avons engagé l’an dernier une coopération dans le domaine de la lutte contre le terrorisme. C’est dans ce cadre qu’a eu lieu en mai dernier, pour la première fois je crois au Ghana, une simulation d’attaque terroriste sur l’aéroport international de Kotoka organisée par les agences ghanéennes de sécurité avec l’appui d’experts français ;
  • culture et éducation : nous avons commencé à appliquer cette année un nouveau programme visant à moderniser et étendre l’enseignement du français au Ghana. La connaissance du français est devenue un élément-clé dans le développement des opportunités d’emploi pour les jeunes Ghanéens et contribue plus largement à faciliter les échanges entre les peuples dans une Afrique de l’Ouest de plus en plus intégrée. Au-delà de ce programme, nous travaillons avec le ministère ghanéen de l’éducation à de nouvelles initiatives, dont la création de classes bilingues pilotes. Enfin, dans le domaine de l’enseignement supérieur, je suis heureux de constater que la mobilité étudiante augmente, dans les deux sens, et je me réjouis de l’organisation en octobre prochain, pour la première fois au Ghana, d’un salon sur les études en France.

Quelques mots sur l’Europe et le Ghana : en tant que membre fondateur de l’Union européenne et principal contributeur au Fonds européen de développement, la France, comme d’ailleurs les autres Etats-membres et l’Union elle-même, en tant qu’organisation, considère que les relations entre le Ghana, l’Afrique de l’Ouest et l’Europe revêtent une importance capitale. Dans ce contexte, je souhaite rappeler notre engagement commun à mettre en œuvre l’Accord de Paris sur le climat et dire au Ghana que l’Europe restera à ses côtés pour l’aider à s’adapter aux effets du changement climatique, à réduire ses émissions de gaz à effet de serre et qu’elle continuera plus largement de soutenir ses efforts vers un développement plus durable.
Avant de conclure mon discours, je souhaite attirer votre attention sur le thème principal de cette soirée, la ville de Paris, dont la candidature pour accueillir les Jeux Olympiques de 2024 est soutenue par le gouvernement français. »

Dernière modification : 17/07/2017

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