Exposition sur les violences faites aux femmes [en]

A l’occasion de la Journée Internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes et les 16 Jours d’activisme, l’Ambassade, en partenariat avec l’Alliance Française d’Accra, a organisé une exposition.

Notre exposition

A l’occasion de la Journée Internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes (le 25 novembre) et les 16 jours d’activisme, l’Ambassade a organisé une exposition sur ce thème, en partenariat avec l’Alliance Française. Le but était de réunir des artistes ghanéens et de sensibiliser le public, jeune et adulte, autour de ce thème.

Les élèves d’Achimota School et les élèves du Lycée Français d’Accra ont par ailleurs été associés à l’évènement et ont travaillé sur un clip de sensibilisation. Ils ont pu échanger sur le thème des violences faites aux femmes et ont décerné un prix à l’artiste de leur choix.

Ms. Samira Bawumia, Second Lady du Ghana, était présente à la cérémonie de clôture de l’exposition. Madame l’Ambassadeur de France au Ghana, Anne-Sophie Avé, ainsi que l’Ambassadeur du Chili au Ghana, étaient également présents pour rappeler l’engagement fort de leurs pays respectifs.

Le constat

Les violences à l’égard des femmes demeurent une réalité, à travers le monde entier. Selon certaines études :

  • une femme sur trois est victime de violence au cours de sa vie,
  • en 2012, une femme tuée sur deux l’a été des suites de violences infligées par son partenaire ou un membre de sa famille,
  • en 2014, entre 45 et 55% des femmes ont été victimes de harcèlement sexuel dès l’âge de 15 ans au sein de l’Union européenne ,

Cette violence existe dans tous les pays et toutes les sociétés, elle se retrouve partout, que ce soit à la maison, à l’école, dans la rue, au travail, sur Internet. Et en temps de conflit, les femmes sont les premières victimes de ces violences.

Trop souvent banalisées et impunies, ces violences constituent un obstacle persistant au développement humain et économique. Les femmes accèdent plus difficilement au marché du travail et sont, plus largement victimes de discriminations.

Les actions de la France

La France réitère son appel à tous les Etats à ratifier et à mettre en œuvre sans réserve la Convention des Nations unies pour l’élimination des discriminations à l’égard des femmes. Aujourd’hui, 37 pays ne condamnent pas les auteurs de viols s’ils sont mariés ou s’ils épousent la victime. La communauté internationale doit se mobiliser pour mettre un terme à l’impunité des auteurs de violences faites aux femmes et prendre toutes les mesures législatives et juridiques nécessaires.

Grande cause du quinquennat, l’égalité des femmes et des hommes est au cœur de la politique étrangère de la France. C’est la priorité de la présidence française du G7 et du Comité des ministres du Conseil de l’Europe.

L’Assemblée générale des Nations unies a adopté cette semaine la première résolution (portée par la France et les Pays-Bas) condamnant le harcèlement sexuel des femmes partout dans le monde.

En lien avec ses partenaires européens et internationaux, la France lancera une campagne pour l’adoption universelle de la Convention d’Istanbul du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique qui vise à responsabiliser chaque Etat. Au sein du Conseil de l’Europe, 14 Etats doivent encore signer ou ratifier cette Convention : la France les invite à le faire sans délai afin de renforcer leur cadre législatif sur la protection des femmes contre les violences.

Afin de renforcer l’élan international pour mettre un terme à ces violences, la France apporte son soutien à l’initiative de l’ONU « Oranger le monde : #EcoutezMoiAussi » qui vise à accroître la sensibilisation autour de ce sujet.

Dernière modification : 05/12/2018

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