Du côté des francophiles : Veronica Eyram Lagbeneku à UENR, Sunyani [en]

PNG

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Veronica Eyram Lagbeneku. Je suis assistante de recherche au Département de Langues et des études générales à University of Energy and Natural Resources (UENR).

UENR (L’Université de l’énergie et des ressources naturelles) est l’une des dix universités publiques du Ghana. Créé en 2011, il vise à devenir un centre d’excellence national et régional pour les études et la recherche dans le domaine de la gestion de l’énergie et des ressources naturelles. Elle est située à Sunyani dans la région de Bono au Ghana.

Quel est votre parcours ?

Je suis diplômée de français et espagnol de l’Université de Ghana, Legon, spécialisée en Français des Affaires. J’ai fait un an de séjour linguistique à l’université de Nantes pour avoir un diplôme de Français Langue Etrangère (FLE). En 2015, j’ai fait mon service national au Département de Langues et des Etudes générales comme assistante de professeur. Présentement, je travaille au département à plein temps.

Pourquoi avez-vous choisi d’apprendre français : Qu’est-ce vous aimez de la langue française qui vous a incité de l’étudier puis l’enseigner ?

D’abord, vu que le fait de parler une seule langue étrangère ne suffit pas dans le monde d’aujourd’hui, j’ai choisi d’apprendre le français. Les gens qui parlent plusieurs langues multiplient leurs chances sur le marché de l’emploi soit dans le pays soit sur le plan international. En effet, parler le français c’est un atout pour une carrière professionnelle. La maîtrise du français est indispensable pour toute personne qui envisage une carrière dans les organisations internationales comme l’ONU, la CEDEAO etc.

Ensuite, en apprenant le français, cela donne un grand avantage pour étudier en France dans toutes les disciplines et obtenir aussi un diplôme internationalement reconnu. Grace à la licence que j’ai faite en français, l’opportunité m’a été offerte d’aller approfondir ma connaissance en langue française à Nantes – France.

J’aime le français parce que c’est une langue pragmatique qui aide l’apprenant à découvrir à argumenter et à présenter différents points de vue très utile dans des discussions ou des négociations et aussi de développer l’esprit critique dans ses pensées de l’apprenant.

Au contraire aux idées reçues, personnellement, le français n’est pas une langue difficile comme les gens l’aperçoivent. On peut très vite communiquer en français après quelques leçons. De nombreuses méthodes existent pour apprendre le français rapidement et couramment, d’où ma motivation d’enseigner la langue. C’est très intéressant d’enseigner un débutant qui n’a aucune notion en français et au fur et à mesure que l’apprenant améliore ses compétences.

Pouvez-vous nous dire quelles sont les actions que vous faites en faveur du français sur le campus d’UENR ?

D’abord, j’enseigne le français des affaires (DFP, Diplôme de français Professionnel de la CCIP). Je suis l’animatrice du cours de français au public à la radio de l’université (GREENA FM), et actuellement je suis en charge du Centre de Ressources Multimédia à UENR.

Dites-nous-en un peu plus sur vos activités radiophoniques liées au Français.

Pause-Café Matinale est un programme radiophonique qui vise à donner des cours de français aux étudiants, et aux employés de l’université et au public en générale. Cette émission est diffusée deux fois par semaine. Je me suis rendue compte que la langue française est une langue qui exige une pratique quotidienne pour n’importe quel niveau d’apprenant.
D’abord, nous avons remarqué que nos étudiants avaient un grand problème d’expression et de compréhension orale en langue française, donc l’émission sert comme un moyen de pratique quotidien pour eux.
De plus, ce programme donne l’occasion au public de découvrir un panorama de culture compte tenu de choix de nos thèmes qui sont souvent familier et divers (gastronomie, voyage, mode, travail, sport etc.). Le cours dure 15 minutes par séance, très spontané et éducatif. Les indigènes aiment beaucoup cette émission parce que nous sommes dans la zone qui est proche de la frontière de la Côte d’Ivoire. Bon nombre de fonctionnaires s’intéressent aussi à ce programme.

Quels sont vos projets ?

Comme chacun dans la vie cherche à progresser, je planifie commencer mon master l’année prochaine si j’ai les moyens. J’aimerai aussi avoir une formation professionnelle sur la présentation radiophonique si j’ai l’opportunité.

En conclusion, qu’est-ce que vous voudriez que le public apprenne de votre histoire ?

En conclusion, je voudrais que le public sache que le français est une langue pratique qu’on peut apprendre sans difficultés et être ouverts aux autres horizons culturels et professionnels.

JPEG

Dernière modification : 08/03/2019

Haut de page