Comité de Pilotage de Clôture du FSP « Renforcement de la redevabilité des administrations publiques centrales et locales »

Mardi 12 décembre 2017, s’est tenu à la Résidence de France, le comité de pilotage de clôture du projet du Fonds de Solidarité Prioritaire visant à renforcer la redevabilité des administrations publiques au Ghana

Mardi 12 décembre 2017, s’est tenu à la Résidence de France, le comité de pilotage de clôture du projet du Fonds de Solidarité Prioritaire « Renforcement de la redevabilité des administrations publiques centrales et locales au Ghana » en présence d’une quinzaine de participants dont l’Ambassadeur de France et la Directrice du Research, Statistics, Information Management, représentante du Ministère du Gouvernement Local et du Développement Rural (MLGRD), tous deux co-présidents du comité, le Recteur et le Vice-recteur du Ghana Institute of Management and Public Administration (GIMPA), le Président Exécutif de la State Enterprises Commission ainsi que des partenaires ayant mis en œuvre certaines activités tels que le Center for Democratic Development, FD Associates ou encore l’entreprise Touton.

Soutien de la réforme du secteur public et du processus de décentralisation

Doté d’un budget de 800 000€ sur 3 ans, ce projet avait pour objectif de soutenir la réforme du secteur public et d’appuyer le processus de décentralisation et visait plus particulièrement le renforcement de la redevabilité à travers un panel d’actions : contrats de performance, formations, forums de dialogues, soutien au développement d’actions de communication ou de concertation portées par les directions ministérielles, renforcement des compétences des gouvernements locaux, développement de systèmes de coordination au niveau régional, etc. Il entendait également améliorer la participation des citoyens en se basant sur le renforcement des mécanismes de redevabilité ou de transparence. Il s’est dès lors agi de faire en sorte que la société civile ait une meilleure compréhension des enjeux des réformes de l’Etat et des outils à sa disposition pour demander la redevabilité aux décideurs politiques.
La formation a constitué l’épine dorsale de la première composante et « représente un élément crucial du renforcement de l’administration publique qui, en partenariat avec le secteur privé, permettront un développement économique inclusif et durable plus performant » a déclaré l’Ambassadeur. Ainsi, ce sont plus de 200 fonctionnaires qui ont été formés, via des missions au Ghana d’experts français de l’Ecole Nationale d’Administration (ENA) et d’Expertise France, alors que 10 fonctionnaires ont suivi les cycles de formation organisés par l’ENA à Paris. La parité a été respectée dans toutes les sessions.
L’Ambassadeur de France s’est ainsi « félicité des résultats du projet dont les objectifs ont été très largement atteints » et a rappelé que ce projet était «  le fruit d’une longue coopération entre la France et le Ghana en matière d’appui aux réformes engagées par le Ghana, en particulier dans le domaine de la décentralisation et du secteur public puisque depuis 2006, trois projets financés par la France à hauteur de 3.2 millions d’€, y ont été mis en œuvre ».

Promouvoir la place des femmes dans le débat public

Par ailleurs, en vue de promouvoir la participation citoyenne – celle des femmes et des jeunes en particulier - des appels à projets ont été lancés auprès d’associations en vue de renforcer les liens entre la société civile et les pouvoirs locaux. Plus de 10 000 citoyens ont ainsi été concernés par les actions menées. De même, 11 forums réunissant la société civile et des parlementaires ont été organisés en région Ouest, site pilote du projet, pour améliorer les interactions entre les populations et leurs représentants.
Le renforcement de la place des femmes dans le débat public, dans la gouvernance locale ainsi que l’augmentation de leur représentativité dans les assemblées de district ont aussi fait l’objet d’une attention particulière. Des campagnes de sensibilisation ont donc été conduites et plus de 100 femmes relais d’opinion et décideuses locales ont été formées et mises en réseau.

Enfin, le projet a également permis la réalisation de microprojets « verts » visant à lutter contre la déforestation, à promouvoir l’énergie solaire et la lutte contre le réchauffement climatique. Faisant écho aux propos introductifs de l’Ambassadeur de France, la coprésidente du comité a clos le comité en invitant le ministère du Gouvernement Local et du Développement Local et ses partenaires à mener une réflexion pour explorer les voies de collaboration possibles et les projets à conduire avec la France dans le domaine de la réforme du secteur public.

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Dernière modification : 04/01/2018

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