Cérémonie de remise d’équipements pour les services de police du Ghana CID/DLEU

Le lundi 16 janvier 2017, le directeur du Département des enquêtes criminelles (CID) M. Prosper AGBLOR et l’Ambassadeur de France au Ghana, François PUJOLAS, se sont rencontrés au siège du CID pour assister à une cérémonie de présentation des différents types de coopération entre la France et le Ghana en matière de sécurité et de coordination des activités policières qui sera mise en place au cours de l’année 2017.

Historiquement, la coopération technique entre les services français et ghanéens visait principalement la lutte contre le trafic de drogue et la criminalité organisée. Cependant, depuis 2016, un nouveau type de coordination a été mis en place : la lutte contre le terrorisme.

En 2017, la coopération entre les deux services de police sera maintenue et même renforcée, afin de répondre à cette nouvelle menace. Tout au long de l’année, de nombreux programmes seront mis en place, en engageant plus fortement la France et le Ghana, dans une étroite coopération bilatérale. Des experts français formeront des services de police ghanéens et des membres de la police ghanéenne seront invités en France pour participer à différents types de sessions de formation afin d’améliorer leurs compétences en matière de lutte contre le terrorisme, de lutte contre les stupéfiants et d’ordre public.

Lors de la cérémonie, l’Ambassadeur de France au Ghana a rencontré le commissaire de police, Prosper AGBLOR, le directeur du Département d’enquête criminelle (CID), le surintendant adjoint Raymond ADOFIEM, le chef de l’Unité de lutte contre le terrorisme, le surintendant adjoint David Selom HUKPORTIE, De l’Unité d’application des lois antidrogue, de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) et de l’ensemble des agents de liaison étrangers.
Dans son discours, l’Ambassadeur de France a souligné l’importance de mesures concrètes à prendre. Il a souligné «  l’importance de la sécurité et de la stabilité au Ghana et dans la sous-région pour permettre des progrès vers le développement économique et la prospérité  ».

Il a souligné que «  lutter contre la drogue aide indirectement à combattre le terrorisme, car il est un fait connu que les groupes terroristes obtiennent des ressources financières par le biais d’activités illégales  ».

Enfin, il a exprimé sa satisfaction quant à la coordination accrue entre le Ghana et ses voisins dans la lutte contre le trafic de drogue. " C’est un pas nouveau et concret vers une approche plus intégrée dans la lutte commune des pays concernés contre les activités criminelles et pour une Afrique de l’Ouest plus sûre et donc plus stable ", at-il ajouté. Enfin, il a déclaré que la France était heureuse de pouvoir, en raison de ses liens étroits avec le Ghana et ses pays voisins, aider à combler le fossé des différences linguistiques afin d’atteindre un niveau de coopération amélioré.

À la fin de la cérémonie et pour renforcer la capacité d’investigation du CID / DLEU, des équipements ont été donnés pour un montant total de 10 000 euros et ont été offerts par HE. François Pujolas à l’Unité d’application de la loi sur les drogues du CID.
En 2016, la France a financé des projets visant à soutenir les agences ghanéennes de sécurité afin de renforcer la lutte contre le trafic de stupéfiants pour un montant de 100 000 euros (450 000 GHC). Plus de 150 policiers ghanéens du CID / DLEU et des membres du NACOB ont bénéficié de l’expertise française dans le domaine antidrogue et plus de 50 ont été formés pour mieux lutter contre le terrorisme. Le projet a également permis d’améliorer les compétences des agents de lutte contre les trafics grâce aux nombreux échanges opérationnels entre les différents pays de la sous-région. En 2017, le projet intitulé « Reinforcement » permettra de renforcer les compétences du DLEU, mais aussi de renforcer la coopération opérationnelle entre les pays d’Afrique de l’Ouest.

Dernière modification : 23/01/2017

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