COVID-19 - Message de Mme Anne-Sophie AVÉ, Ambassadeur de France au Ghana 19.06.20

Pour faire suite à son intervention télévisée du dimanche 14 juin dernier, le président Nana Akufo-Addo a signé un décret rendant obligatoire le port du masque dans les lieux publics. Le non-respect de cette obligation sera sanctionné de manière dissuasive par une peine de prison comprise entre 4 et 10 ans et/ou le paiement d’une amende d’un montant variant de 12 000 à 60 000 GH¢ (soit environ 1900 à 9 000€). Cette mesure est en vigueur pour les 3 prochains mois.

Cette décision fait suite au constat de l’augmentation au Ghana des nombres de cas testés positifs à la Covid-19. Depuis la levée du confinement partiel (du 27 mars au 20 avril), le nombre a été multiplié par plus de 12 (1042 cas le 20 avril ; 12929 aujourd’hui). Même si ces chiffres sont très en-deçà des chiffres en Europe, la courbe de l’évolution des cas au Ghana est dans la phase ascendante et n’a pas encore atteint le pic de la pandémie. Le virus circule donc toujours et à 6 mois des élections, le gouvernement prend des mesures sévères pour éviter une augmentation exponentielle et incontrôlée.

Compte tenu de cette évolution, cette ambassade vous recommande une nouvelle fois de faire preuve de vigilance :

- en suivant les recommandations de prévention des autorités locales, notamment en respectant scrupuleusement l’obligation de port du masque. Pour mémoire, tout ressortissant étranger est soumis à la loi du pays d’accueil. L’ambassade de France ne pourra pas intervenir en cas d’arrestation ou dans le cadre d’une procédure judiciaire suite au non-respect de l’obligation du port du masque ;

- en respectant les « gestes barrières », les plus efficaces pour vous protéger et protéger votre entourage : bien se laver les mains au savon ; utiliser du gel hydro alcoolique ; saluer sans se serrer la main, tousser dans son coude, consulter son médecin en cas de symptômes suspects (fièvre, toux, fatigue…) ;

- en limitant, dans la mesure du possible, les contacts non essentiels.

Bien que le président n’ait pas évoqué la réouverture des frontières dans sa dernière allocution, il fait de la stabilisation de l’épidémie un préalable à tout retour à la normale. Il est donc de notre intérêt individuel comme collectif à tous de participer activement à l’endiguement de l’épidémie par le strict respect des mesures imposées et recommandées.

Pour obtenir des renseignements, consultez le site internet de Santé Publique France.

L’équipe de l’ambassade de France au Ghana reste pleinement mobilisée en lien avec les autorités ghanéennes et françaises.

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Dernière modification : 22/06/2020

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